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page dédiée aux questions sur Bruce Springsteen et
le E Street Band. L'origine d'une chanson, le sens de certaines
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Pourquoi est-ce Bono, de U2, qui a prononcé
le discours d'intronisation de Bruce Springsteen au Rock'n'roll Hall
of Fame ? >>>
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"I've been to Reno, Chicago, Fargo..."
: pourquoi ce scat entonné par Bruce sur la chanson Light
of Day ne fait-il pas partie des paroles officielles de ce titre
? >>>
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Quelle est la signification exacte (et non sa traduction) de la
chanson Darkness On The Edge Of Town
et pourquoi est-elle si importante aux yeux de Springsteen pour qu'il
la chante quasiment tous les soirs ? >>>
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Je souhaiterais savoir si Bruce évoque dans des interviews
le nom d'un jeune rocker américain d'une vingtaine d'années
(1974.....2004), et qui, à ses yeux, pourrait devenir le futur
du rock ? >>>
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Je recherche un habitant de Saint Etienne qui pourrait me raconter
ce qu'est réellement devenu le cachet du concert donné
à Saint Etienne par Bruce Springsteen et reversé aux
chômeurs de la ville. >>>
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Existe-t-il des séances filmées (studio) de l'enregistrement
de The Rising ( façon Blood
B.)? Connaît-on la façon de travailler, en écriture,
de Bruce. Travaille-t-il plutôt la nuit, sur un ordinateur ou
reste-t-il fidèle au crayon papier ? Comment sont payés
les membres du E Street, ont-ils la même part chacun, comment
ça se passe avec Patti (payée, non payée) ? >>>
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On sait très bien que Bruce adore ses blood brothers, mais
existe-t-il au sein de ces frères des mésententes fraternelles
? >>>
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L 'école n'a pas été la tasse de thé
de Springsteen (d'après les dires). Je me demande comment il
a fait pour trouver autant de force à l'écriture, à
franchir les barrières de l'orthographe (par exemple), sachant
que pour beaucoup lorsque l'on n'aime pas l'école on n'aime
pas trop lire et encore moins écrire. >>>
Lire la réponse
Pourquoi
le ESB (au complet) ne figure jamais sur aucune des pochettes de disques
de Bruce, lors de leur collaboration commune. Existe-t-il un album
des membres du ESB (l'ensemble du groupe), si ce n'est pas le cas
pourquoi ne l'ont-ils jamais fait. J'ai eu une discussion avec une
personne qui me certifiait que la baisse de régime de la carrière
de Bruce (fin avec le ESB, albums plus personnels, plus sombres) était
le fait d'une consommation de drogue, info cachée pour que
la légende reste intacte ou intox.
>>> Lire la réponse
Avez-vous
une idée pour laquelle B.S ne prévoit jamais de première
partie lors de ses concerts ? Peut-être s'agit-il d'une "stratégie"
liée à l'intensité et l'homogénéité
de la soirée, mais n'est-ce pas un peu paradoxal par rapport
à sa générosité et son "pouvoir"
d'offrir à de jeunes artistes l'occasion de se faire connaître
et remarquer grâce à lui ? A moins qu'il n'existe une
autre raison plus contractuelle...?
>>> Lire la réponse
Les
questions et leur réponse :
Pourquoi la chanson she's the
one est elle parfois accompagnée de ''Mona'' ?
She's the one est souvent précédée,
chantée en medley ou suivie de "Mona" ou de "Not
fade away" en raison de leur communauté de rythme. En
effet, elles s'inspirent toutes très directement du rythme
très caractéristique, saccadé et syncopé
créé par Bo Diddley, qu'on appelle d'ailleurs le "Bo
Diddley beat" ou le "Bo Diddley rhythm". A l'origine,
ce riff vient de sa chanson "Uncle John" rebaptisée
"Bo Diddley" (tout simplement) et est devenu sa marque
de fabrique. "Not fade away", souvent reprise par Bruce
Springsteen, est une chanson de Buddy Holly, reprise aussi par les
Stones (mais aussi le Grateful Dead, les Everly Brothers, Joe Ely
etc...)
"Mona", comme d'ailleurs "Who do you love",
deux titres repris par Springsteen, sont des chansons de Bo Diddley
qui utilisent ce rythme. Vous pourrez en savoir plus à cette
page :
Pourquoi est-ce Bono, de U2, qui a prononcé
le discours d'intronisation de Bruce Springsteen au Rock'n'roll Hall
of Fame ?
Bono et Bruce Springsteen ont beaucoup de choses en commun. Outre
le fait qu'ils sont tous deux d'immenses stars du rock, des songwriters
réputés et des bêtes de scène qui parcourent
les stades du monde entier dans des tournées gigantesques,
ils partagent également leur origine irlandaise (Douglas,
le père de Bruce, est d'origine irlandaise), un attachement
fort à leurs racines (Bono a basé U2 en Irlande et
Bruce vit dans son New Jersey natal) et leur confession religieuse
(ils sont tous les deux catholiques). Ils ont sympathisé
au début des années 90 et on les voyait alors souvent
ensemble sur la côte ouest des Etats-Unis (LA). Pourtant,
à ce jour, ils n'ont jamais enregistré ni chanté
en concert ensemble. Au moment de la sortie de la compilation The
Essential Bruce Springsteen, une rumeur non confirmée
ni démentie a circulé, selon laquelle Bruce et Bono
auraient récemment enregistré ensemble une chanson
intitulée "Break of dawn". Rien de tel n'a été
publié à ce jour.
"I've been to Reno, Chicago, Fargo..." : pourquoi ce scat
entonné par Bruce sur la chanson Light
of Day ne fait-il pas partie des paroles officielles de ce titre
?
Tout simplement parce que ce petit interlude, que Bruce a ajouté
au milieu de Light Of Day pendant
toute la tournée 1999-2000 (Reunion tour) n'est pas de lui.
A l'instar de plusieurs autres citations qui émaillent les
chansons de cette tournée (et que l'on retrouve sur l'album
Live in New York City ou sur le
DVD du même nom), ce scat
est librement mais très directement inspiré de la
version de Johnny Cash de (la chanson initialement écrite
par Geoff Mack et intitulée) "I've been everywhere".
Voici les paroles prononcées par Bruce Springsteen :
"I've been to Alabama, California, Minnesota, Oklahoma,
Louisiana, Bogalusa, East Puduka, I got back to Reno, Chicago, Fargo,
Sarasota, Buffalo, Toronto, Winslow, Arizona, Wichita, Tulsa, Ottawa
to see you 'ma, Little Rock, Black Rock, Eagle Rock, Salt Lake
City, Hennessy, Tennessee, Jersey, New York City. "
Et voici les paroles de I've been everywhere :
I was totin' my pack along the dusty Winnemucca road
When along came a semi with a high and canvas covered load
"If you're going to Winnemucca, Mack, with me you can ride."
So I climbed into the cab and then I settled down inside
He asked me if I'd seen a road with so much dust and sand
And I said, "Listen, I've traveled every road in this here
land."
(Chorus)
I've been everywhere, man
I've been everywhere, man
Across the deserts bare, man
I've breathed the mountain air, man
Of travel I've had my share, man
I've been everywhere.
I've been to Reno, Chicago, Fargo, Minnesota, Buffalo, Toronto,
Winslow,
Sarasota, Wichita, Tulsa, Ottawa, Oklahoma, Tampa, Panama, Mattawa,
La Paloma,
Bangor, Baltimore, Salvador, Amarillo, Tocopilla, Barranquilla,
and Padilla,
I'm a killer.
(Chorus)
I've been everywhere, man
I've been everywhere, man
Across the deserts bare, man
I've breathed the mountain air, man
Of travel I've had my share, man
I've been everywhere.
I've been to Boston, Charleston, Dayton, Louisiana, Washington,
Houston,
Kingston, Texarkana, Monterey, Ferriday, Santa Fe, Tallapoosa,
Glen Rock, Black
Rock, Little Rock, Oskaloosa, Tennessee, Hennessey, Chicopee,
Spirit Lake,
Grand Lake, Devil's Lake, Crater Lake, for Pete's sake.
(Chorus)
I've been everywhere, man
I've been everywhere, man
Across the deserts bare, man
I've breathed the mountain air, man
Of travel I've had my share, man
I've been everywhere.
I've been to Louisville, Nashville, Knoxville, Ombabika, Shefferville,
Jacksonville, Waterville, Costa Rica, Pittsfield, Springfield,
Bakersfield,
Shreveport, Hackensack, Cadillac, Fond Du Lac, Davenport, Idaho,
Jellicoe,
Argentina, Diamontina, Pasadena, Catalina, see what I mean'a.
(Repeat Chorus, Then Chant) Pittsburgh, Parkersburg, Gravellburg,
Colorado,
Ellensburg, Rexburg, Vicksburg, Eldorado, Larrimore, Atmore, Haverstraw,
Chattanika, Chaska, Nebraska, Alaska, Opelika, Baraboo, Waterloo,
Kalamazoo,
Kansas City, Sioux City, Cedar City,
Dodge City, what a pity . . .
(Chorus)
I've been everywhere, man
I've been everywhere, man
Across the deserts bare, man
I've breathed the mountain air, man
Of travel I've had my share, man
I've been everywhere.
Vous trouverez "I've been everywhere" par Johnny Cash
sur son album "Unchained" (1996).
- "it takes two" de Sylvia Rose Moy et William
Stevenson (immortalisée entre autres par Marvin Gaye et
Otis Redding) à la fin de Two
hearts ;
- "take me to the river" de Al Green pendant
Tenth avenue freeze-out ;
- "it's all right" de Curtis Mayfield pendant
Tenth avenue freeze-out ;
Quelle est la signification exacte (et non sa traduction)
de la chanson Darkness On The Edge Of Town
et pourquoi est-elle si importante aux yeux de Springsteen pour qu'il
la chante quasiment tous les soirs ?
La chanson Darkness On The Edge Of
Town reste à ce jour une des préférées
de Springsteen, une de ses chansons fondamentales comme Born
to run ou Born in the U.S.A..
Elle apparaît comme une véritable profession de foi
Springsteenienne, surtout dans son dernier couplet. Toute la philosophie
du chanteur y est représentée : se battre pour ce
à quoi on croît, pour réaliser ses rêves
et rester en haut de la colline une fois le sommet atteint, en allant
chercher au plus profond de soi-même, explorant ses propres
limites comme celles du monde qui nous entoure, et sans avoir peur
de se frotter à la noirceur (du monde ou de ses propres sentiments).
Composée en 1977, Darkness
est une chanson charnière qui reste d'actualité. En
effet, chaque soir depuis plus de trente ans, le rocker met à
l'épreuve sa profession de foi et remonte sur sa colline
(la scène sur-élevée ?) et donne tout ce qu'il
a pour préserver son rêve fragile et fugace (en ce
qui concerne Springsteen, un rêve de rock'n'roll et de gloire).
Il accepte d'en payer le prix, c'est à dire de donner tout
ce qu'il a, et de cotoyer les côtés les plus sombres
de lui-même ou des autres (à l'époque de la
création de cette chanson, Bruce sort d'un procès
qui l'a éloigné pendant 2 ans des studios d'enregistrement,
et pendant lesquels il a lutté contre son pygmalion et ami
Mike Appel pour recouvrer liberté (brisant son contrat de
management) et pleine possession des droits sur les textes de ses
chansons (brisant également son contrat d'édition)).
Très marqué psychologiquement par cet épisode
juridique et cette entrave à la poursuite de son travail,
Springsteen a écrit nombre des chansons de l'album Darkness
sur le thème de la lutte, que ce soit la lutte à l'usine
pour survivre, la lutte pour s'extirper des badlands
(du New Jersey ?) ou la lutte pour réaliser ses rêves.
Après le romantisme de Born
to run et sa vision épique d'un monde idéalisé,
Darkness marque le passage à
l'âge adulte dans l'uvre et la carrière de Springsteen.
Le chanteur, qui inscrit son travail dans la continuité,
et fait de chaque concert une "histoire" composée
d'expériences différentes et successives, puisant
dans le passé autant que dans son espoir en l'avenir, interprête
donc encore presque chaque soir sur scène cette chanson pivot
qui n'a pas pris une ride. Ajoutons que la puissance musicale (quasi
symphonique) et vocale de ce morceau sert efficacement le(s) message(s)
que les paroles veulent délivrer, faisant de Darkness
un moment toujours fort et intense sur scène.
Je souhaiterais savoir si Bruce évoque dans des interviews
le nom d'un jeune rocker américain d'une vingtaine d'années
(1974.....2004), et qui, à ses yeux, pourrait devenir le futur
du rock ?
Non, pas à ma connaissance. Voici un flambeau que Bruce
Springsteen n'a pas encore transmis. Et, même s'il ne faut
jamais jurer de rien avec le Patron, je doute qu'il le fasse un
jour. Souvenons-nous en effet de la rage avec laquelle celui-ci
arracha les affiches promotionnelles pour son concert de Londres
en 1975, qui, peu après le fameux article écrit par
Jon Landau, proclamaient : "Londres est enfin prête pour
Bruce Springsteen". La formidable pression qu'avait mis cette
campagne publicitaire sur le chanteur ne pouvait que l'exposer à
un lynchage médiatique et du public si sa performance avait
été jugée insuffisante (ce qui fut le cas à
son premier passage, vite rattrapé par un second concert
époustouflant). Incarner le "futur du rock'n'roll"
comme être le "Boss" fut donc une responsabilité
qui pesa lourdement sur les épaules pourtant larges de Bruce
Springsteen. C'est pourquoi il est probable qu'il ne souhaiterait
aujourd'hui ce fardeau à personne, surtout pas à un
"petit jeune", qui aura vraisemblablement plus besoin
de temps et de travail pour élever le niveau prometteur de
son art, que d'un tel compliment à double tranchant.
Un parallèle analogue peut être fait avec la qualification
de "nouveau Dylan" qui avait autant embarassé Springsteen
qu'elle l'avait desservi (la presse s'était alors acharnée
sur le côté "hype" du chanteur). À
l'époque, un " nouveau Dylan" fleurissait tous
les six mois et pour un jeune artiste qui cherchait à imposer
un style propre, cette comparaison était aussi flatteuse
qu'encombrante. Bruce Springsteen avait d'ailleurs dû pas
mal lutter pour se défaire de cette filiation d'autant plus
difficile à porter qu'il était (et est toujours) un
véritable fan du Zim, dont il n'a jamais nié la déterminante
influence. Le monde de la musique n'échappe malheureusement
pas à la règle qui veut que l'on colle des étiquettes
à ses acteurs. Si possible à la colle forte, pour
qu'il soit plus dur de s'en défaire...
Il n'y a donc pas d'héritier désigné au glorieux
titre de "futur du rock'n'roll", mais, désigné
ou non, les prétendants étant nombreux, c'est une
place qui ne saurait rester vacante. Quoi qu'il en soit, Bruce Springsteen
n'a pas non plus tiré l'échelle derrière lui
et a à de nombreuses reprises vanté le talent de jeunes
artistes (américains), allant jusqu'à leur donner
un amical coup de main en studio ou sur scène. Ainsi, il
déclarait en 1996 raffoler de l'album "Trailer Park"
de Beth Orton. En 1997, il jouait live avec les Wallflowers de Jakob
Dylan (le fils de Bob Dylan !). Peu après, il amenait un
peu de son exposition médiatique sur le travail du groupe
australien Crowded House en leur rendant visite dans leur studio.
Plus récemment, il renouvela l'opération avec le groupe
Marah, avec qui il enregistra, et qu'il invita même cet été
(2003) à monter sur la scène du Giants Stadium, pour
une reprise de "Raise Your Hand".
Subtil, Bruce Springsteen a donc apporté son soutien sincère
sans en rajouter. N'ayant jamais revendiqué pour lui-même
ce statut de "futur du rock'n'roll" (qui, même bien
trouvé, n'était finalement qu'une formule de journaliste),
Bruce Springsteen s'est contenté, pendant plus de trente
ans, d'en incarner le présent, ce qui, après tout,
n'est déjà pas si mal...
Je recherche un habitant de Saint Etienne qui pourrait
me raconter ce qu'est réellement devenu le cachet du concert
donné à Saint Etienne par Bruce Springsteen et reversé
aux chômeurs de la ville.
En 1985, à l'occasion de son passage au stade Geoffroy Guichard
de Saint Etienne, Bruce Springsteen a fait, via sa société
de production Thrill Hill, un don de 10.000 dollars (95.000 Francs
de l'époque) à l'association de chômeurs locale,
l'A.S.C.L. (Association Solidaire Chômeurs Loire), exactement
comme il l'avait fait peu de temps auparavant lors de son passage
à Montpellier. La toute jeune association, créée
à peine un an plus tôt, et qui fut la première
surprise et même impressionnée par ce geste, a ainsi
pu amplifier son programme d'aide naissant, et surtout bénéficier
d'un abondement de la mairie de Saint Etienne, qui est venu compléter
le don du chanteur. Toutefois, selon les informations recueillies
auprès de l'association, ce don n'a pas fait par la suite
l'objet d'une action particulière (du genre "action
Springsteen") et s'est principalement transformé en
des subventions directes auprès des chômeurs.
Pour soutenir l'A.S.C.L. écrire à l'association,
27 rue Léon Nautin 42000 SAINT ETIENNE, 04.77.34.19.81 .
Existe-t-il des séances filmées
(studio) de l'enregistrement de The
Rising ( façon Blood B.)?
Connaît-on la façon de travailler, en écriture,
de Bruce ? Travaille-t-il plutôt la nuit, sur un ordinateur
ou reste-t-il fidèle au crayon et au papier ? Comment sont
payés les membres du E Street, ont-ils la même part
chacun, comment ça se passe avec Patti (payée, non
payée) ?
Voici des questions auxquelles je serais bien incapable
d'apporter des réponses définitives. Cette précaution
étant prise, il n'est pas interdit d'imaginer des éléments
de réponse à partir de ce que nous savons déjà.
Existe-t-il des séances filmées
de The Rising ?
Il n'existe pas, à ma connaissance, de film des sessions
d'enregistrement de The Rising,
à l'instar du documentaire réalisé par Ernie
Fritz au moment des retrouvailles du E Street Band en 1995, film
publié en vidéo en 1998 puis en DVD en 2002. Je
doute même que ces séances aient été
filmées et ce pour plusieurs raisons. Tout d'abord, si
l'on se souvient de la gène qu'avait provoqué la
présence de la caméra en 1995 (au moins au début
du reportage), ou même du peu d'interviews télévisées
accordées par le chanteur jusqu'en 1996, on comprendra
que Bruce n'est pas un fan de son image ni des médias visuels.
Ensuite, aussi captivantes et instructives qu'aient été
les sessions Blood Brothers,
celles-ci ne recelaient clairement pas le même enjeu créatif
que The Rising (album à
part entière), dont le thème principal et les circonstances
même de la création et de l'enregistrement (le traumatisme
post 11 septembre), n'auraient pas encouragé Bruce Springsteen
à risquer de se laisser déconcentrer par des caméras.
Autre facteur à prendre en compte, les sessions de Blood
Brothers furent le théatre des retrouvailles si longtemps
attendues du chanteur avec son groupe historique, ce qui était
en soi un événement suffisamment fort pour en laisser
une trace pour la postérité, tout en étant
l'occasion de voire les frères d'armes (si ce n'est de
sang) travailler ensemble en studio. En revanche, selon les informations
publiées à l'époque (notamment par Backstreets
ou le site Greasy Lake), il n'y aurait pas eu, au cours des sessions
de The Rising, de travail en studio
réunissant simultanément tout le groupe, chacun
se déplaçant tour à tour à Atlanta
pour venir ajouter ses parties instrumentales. L'intérêt
documentaire s'en serait donc trouvé un peu amoindri. Ajoutons
que le délai très rapide dans lequel l'album a été
finalisé n'a probablement pas permis d'organiser dans de
bonnes conditions un tel reportage. Enfin, on sait que Bruce Springsteen
n'aime pas faire deux fois la même chose. Une bonne raison
de plus pour ne pas répéter l'initiative déjà
réussie de Blood Brothers.
Connaît-on
la façon de travailler, en écriture, de Bruce ? On en connaît très peu en dehors de ce qu'il
nous en dit lui-même dans son livre Songs
et de ce qu'il nous montre dans Blood
Brothers. Fidèle à son habitude, Bruce a toujours
été très discret voire secret sur les arcanes
de son processus créatif. Dire qu'il s'inspire beaucoup
de ce qu'il observe autour de lui ou dans le monde serait une
banalité, et pourtant c'est bien le cas. Il a même
expliqué que sa façon d'écrire des chansons
consiste souvent à prendre comme point de départ
une situation réelle, parce que cela donne de la consistance,
une émotion, du réalisme, une base vraie à
laquelle le public peut se rattacher ou s'identifier. Il donne
alors, dans les couplets suivants, une dimension plus générale,
plus universelle à son récit. Quoi qu'il en soit,
le chanteur a toujours été réticent à
trop commenter ses uvres, se contentant des les offrir au
public, et de laisser celui-ci s'en accomoder à sa guise.
Travaille-t-il
plutôt la nuit, sur un ordinateur ou reste-t-il fidèle
au crayon et au papier ?
Bruce doit bien avoir un ordinateur quelque part chez lui... mais
pour ce qui est de l'écriture, je crois pouvoir dire qu'il
est resté fidèle au papier et au crayon. Les archives
qu'il a révélées dans Songs
en témoignent, de même que les cahiers de travail
qu'il a déjà exhibés lors d'interviews télévisées
(notamment celle de Ted Koppel). L'unique cahier de travail de
The Rising est d'ailleurs présenté
dans le livret du CD (version collector uniquement).
Comment sont
payés les membres du E Street, ont-ils la même part
chacun, comment ça se passe avec Patti (payée, non
payée) ?
Il est loin le temps où Bruce gagnait ses galons de Boss
en payant lui-même ses musiciens à la fin des concerts.
Pour savoir ce qu'il en est aujourd'hui, le mieux est de contacter
directement son manager, Jon Landau. Quant à Patti, elle
fait officiellement partie du E Street Band et mérite donc
ses émoluements au même titre que les autres. D'ailleurs,
il est intéressant de remarquer que sur scène, au
moment de présenter les musiciens, Bruce cite "Miss
Patti Scialfa" et non "Mrs Bruce Springsteen"...
histoire de ne pas mélanger les genres.
On sait très bien que Bruce adore ses blood
brothers, mais existe-t-il au sein de ces frères des mésententes
fraternelles ?
Mésententes fraternelles,
le terme est très bien choisi ! Et oui, il y en a eu, comme
l'a d'ailleurs confié Bruce Springsteen à Antoine
de Caunes lors d'une interview télévisée
datant (je crois) de 1998. "Comme dans toute famille"
avait-il précisé. On ne vit pas, ne travaille pas
ensemble pendant 15 voire 20 ans pour les plus anciens du E Street
Band, sans que s'expriment des désaccords, des tensions,
des querelles, que s'installe une certaine lassitude ou que s'érode
la dose de tolérance nécessaire à tout travail
en équipe. Des brouilles de vieux potes en quelque sorte.
C'est d'ailleurs probablement, entre autres raisons, ce qui a
poussé Bruce à se séparer du E Street Band
à la fin des années 80. Une séparation qui
fut un coup dur pour chacun des membres du groupe, y compris leur
leader (sauf Roy Bittan qui en a mirculeusement réchappé,
et Patti Scialfa... pour raison évidente). Besoin de changer
d'air, de se retrouver, d'explorer d'autres voies... C'est d'ailleurs
un discours analogue que reprend à son compte Danny Federici
dans le documentaire Blood Brothers
: "J'avais besoin de descendre de l'avion pour savoir
qui j'étais vraiment". Quant à dire dans
le détail en quoi ont consisté ces mésententes,
il fallait être derrière le rideau pour le savoir.
Sur les sites d'information Springsteenienne ont été
rapportées, autrefois, les absences de tel ou tel au mariage
de l'un, à l'inauguration de l'autre. C'est, je crois,
sans grande importance. Pour l'anecdote, je vous invite à
lire le livre de Rick Kortz intitulé Behind
the scenes, qui, bien qu'étant de pure fiction, ne
doit pas être loin, dans certains chapitres, de l'ambiance
du E Street Band à certaines époques. De toute façon,
cet ouvrage (retranscrivant des dialogues purement inventés
mais plausibles, comme si le chanteur et son groupe avaient été
mis sur écoute) est désopilant. Finalement, le côté
fraternel l'aura heureusement emporté sur les mésententes,
et en sortira même renforcé. Tout est donc bien qui
finit bien, et c'est ça qui compte.
L 'école n'a pas été la tasse de thé
de Springsteen (d'après les dires). Je me demande comment
il a fait pour trouver autant de force à l'écriture,
à franchir les barrières de l'orthographe (par exemple),
sachant que pour beaucoup lorsque l'on n'aime pas l'école
on n'aime pas trop lire et encore moins écrire.
Ce que Bruce Springsteen a surtout haï dans l'école
(notamment l'école primaire St Rose of Lima) fut l'autorité
brutale et dogmatique des religieuses qui y dispensaient l'enseignement
, et qui ne surent pas reconnaître "sa" forme
d'intelligence - de nombreuses anecdotes existent à ce
sujet. Partant de là, l'enfant Bruce Springsteen a effectivement
rejeté en bloc tout ce que l'école pouvait lui offrir.
Dans la foulée de cette première expérience
ratée, son passage au Freehold Regional Highscholl ne se
déroula guère mieux.Cependant,
dès l'âge de 8 ans, il eût la révélation
de sa vocation en voyant Elvis Presley au Ed Sullivan Show. Petit
à petit, il comprit que ce serait à travers les
chansons (celles qu'il entendait, puis celles qu'il chanterait
et enfin celles qu'il écrirait) qu'il pourrait exprimer
ce qui était en lui, et reconstituer son lien à
la société. Là où d'autres se forment
sur les bancs de l'école, Bruce est donc passé par
un chemin détourné et plus personnel. Pendant longtemps,
à défaut de lecture, le rock et la musique pop (avec
le base ball) furent ainsi ses seuls véritables centres
d'intérêt. Ce n'est que beaucoup plus tard, devenu
adulte, que Bruce découvrit, sous le conseil d'amis ou
de son manager Jon Landau, les uvres littéraires
ou cinématographiques qui allaient l'influencer dans son
travail d'écriture. L'orthographe (su ou ignoré)
n'a jamais été, en ce domaine, un vecteur ni un
signe de talent. Et il est du coup pertinent de se demander, puisque
le chanteur n'a jamais vraiment fait d'études, si son indéniable
talent d'auteur fut réellement inné ou simplement
construit sur des bases non académiques. Pour ma part -
et cette réponse n'engage que moi - je pencherais davantage
pour accorder à Springsteen un talent inné, illustré
par le style propre qu'il n'a jamais cessé de développer
(malgré des influences évidentes et jamais contestées).
Cela étant dit, Bruce Springsteen n'a jamais fait l'économie
des 90% de transpiration qui, selon la formule consacrée,
furent nécessaire à exprimer ses 10% d'inspiration.
Si Bruce Springsteen n'aima pas l'école, ce ne fut donc
pas parce qu'il refusa le travail...
Pourquoi le ESB (au complet) ne figure jamais sur aucune
des pochettes de disques de Bruce, lors de leur collaboration commune.
Existe-t-il un album des membres du ESB (l'ensemble du groupe),
si ce n'est pas le cas pourquoi ne l'ont-ils jamais fait. J'ai eu
une discussion avec une personne qui me certifiait que la baisse
de régime de la carrière de Bruce (fin avec le ESB,
albums plus personnels, plus sombres) était le fait d'une
consommation de drogue, info cachée pour que la légende
reste intacte ou intox.
Il existe en fait seulement deux disques sur lesquels
le E Street Band est crédité sur la couverture :
il s'agit des deux albums live Live
1975-85 et Live in New York City.
La principale raison pour laquelle le E Street Band ne figure
pas sur les pochettes des autres disques de Bruce Springsteen
est que Springsteen fut originellement signé par Columbia
(et son célèbre découvreur de talents John
Hammond) en tant qu'artiste solo, dans le but de trouver un successeur
folk à Bob Dylan qui venait d'annoncer son départ
de la maison de disques. Lors de l'audition accordé en
1972 au jeune Bruce Springsteen de 22 ans, qui se produisit devant
la légende qu'était déjà Hammond,
le chanteur n'interprêta d'ailleurs que des morceaux solo
d'inspiration folk et dut par la suite imposer le E Street Band
lors des sessions d'enregistrement de son premier album Greetings
From Asbury Park, NJ.
Il n'existe pas d'album du E Street Band en tant que groupe
seul. Ce groupe ayant été constitué par
Bruce Springsteen pour l'accompagner sur scène et en
studio, il n'y aurait donc pas de raison que le groupe se produise
sans son leader. Quel serait d'ailleurs pour eux l'intérêt
(artistique, sans parler des raisons humaines) de faire un disque
ensemble sans Springsteen, qui leur a (presque) toujours été
fidèle. Cela dit, presque tous ont déjà
publié des albums solo (Steve Van Zandt, Nils Lofgren,
Clarence Clemons, Danny Federici, Max Weinberg, Patti Scialfa,
Soozie Tyrell) et presque toujours avec le concours ou la participation
amicale de leur Boss, mais ne se réunissent que pour
ce dernier.
En ce qui concerne Bruce Springsteen et la drogue, je n'étais
pas dans sa chambre ni backstage pour savoir s'il en consommait
ou non. Mais ce n'est pas trop le genre de la maison. Bruce
a souvent déploré les ravages de la drogue sur
ses idoles ou contemporains musiciens (Elvis, Morrisson, Joplin...),
dont l'addiction fut souvent causée par l'isolement d'une
part, et la fatigue liée aux tournées d'autre
part, et s'est très tôt "organisé"
pour ne pas tomber dans ces pièges. Connaissant le processus
créatif de Springsteen, il est permis de penser qu'il
en aurait certainement parlé de façon assez claire
et directe dans ses textes de chansons, si la drogue avait eu
une quelconque interférence avec lui. Je pencherais donc
pour l'intox.
Pourquoi le ESB (au complet) ne figure jamais sur aucune
des pochettes de disques de Bruce, lors de leur collaboration
commune. Existe-t-il un album des membres du ESB (l'ensemble du
groupe), si ce n'est pas le cas pourquoi ne l'ont-ils jamais fait.
J'ai eu une discussion avec une personne qui me certifiait que
la baisse de régime de la carrière de Bruce (fin
avec le ESB, albums plus personnels, plus sombres) était
le fait d'une consommation de drogue, info cachée pour
que la légende reste intacte ou intox.
Il existe en fait seulement deux disques sur
lesquels le E Street Band est crédité sur la couverture
: il s'agit des deux albums live Live
1975-85 et Live in New York
City. La principale raison pour laquelle le E Street Band
ne figure pas sur les pochettes des autres disques de Bruce
Springsteen est que Springsteen fut originellement signé
par Columbia (et son célèbre découvreur
de talents John Hammond) en tant qu'artiste solo, dans le but
de trouver un successeur folk à Bob Dylan qui venait
d'annoncer son départ de la maison de disques. Lors de
l'audition accordé en 1972 au jeune Bruce Springsteen
de 22 ans, qui se produisit devant la légende qu'était
déjà Hammond, le chanteur n'interprêta d'ailleurs
que des morceaux solo d'inspiration folk et dut par la suite
imposer le E Street Band lors des sessions d'enregistrement
de son premier album Greetings
From Asbury Park, NJ.
Il n'existe pas d'album du E Street Band en tant que groupe
seul. Ce groupe ayant été constitué par
Bruce Springsteen pour l'accompagner sur scène et en
studio, il n'y aurait donc pas de raison que le groupe se
produise sans son leader. Quel serait d'ailleurs pour eux
l'intérêt (artistique, sans parler des raisons
humaines) de faire un disque ensemble sans Springsteen, qui
leur a (presque) toujours été fidèle.
Cela dit, presque tous ont déjà publié
des albums solo (Steve Van Zandt, Nils Lofgren, Clarence Clemons,
Danny Federici, Max Weinberg, Patti Scialfa, Soozie Tyrell)
et presque toujours avec le concours ou la participation amicale
de leur Boss, mais ne se réunissent que pour ce dernier.
En ce qui concerne Bruce Springsteen et la drogue, je n'étais
pas dans sa chambre ni backstage pour savoir s'il en consommait
ou non. Mais ce n'est pas trop le genre de la maison. Bruce
a souvent déploré les ravages de la drogue sur
ses idoles ou contemporains musiciens (Elvis, Morrisson, Joplin...),
dont l'addiction fut souvent causée par l'isolement
d'une part, et la fatigue liée aux tournées
d'autre part, et s'est très tôt "organisé"
pour ne pas tomber dans ces pièges. Connaissant le
processus créatif de Springsteen, il est permis de
penser qu'il en aurait certainement parlé de façon
assez claire et directe dans ses textes de chansons, si la
drogue avait eu une quelconque interférence avec lui.
Je pencherais donc pour l'intox.
Avez-vous une idée pour laquelle B.S ne prévoit
jamais de première partie lors de ses concerts ? Peut-être
s'agit-il d'une "stratégie" liée à
l'intensité et l'homogénéité de
la soirée, mais n'est-ce pas un peu paradoxal par rapport
à sa générosité et son "pouvoir"
d'offrir à de jeunes artistes l'occasion de se faire
connaître et remarquer grâce à lui ? A
moins qu'il n'existe une autre raison plus contractuelle...?
Il y a plusieurs raisons à cela, et votre question
évoque notamment, sur le sujet, des pistes très
intéressantes. La première chose que l'on
puisse dire, c'est que Springsteen a conservé de
plutôt mauvais souvenirs des concerts où il
assurait lui-même la première partie, comme
ceux du groupe Chicago en 1974 : un public qui n'est pas
le sien et n'est pas venu pour le voir, un temps limité
pour se produire, convaincre, séduire, la nécessité
de ne pas faire de l'ombre au groupe vedette... Il est donc
possible et vraisemblable d'imaginer que Springsteen ne
souhaite à personne de ressentir cette même
et désagréable sensation de n'être pas
à sa place à une première partie.
Ensuite, il faut évidemment mentionner
la longueur des concerts de Bruce Springsteen, rarement en deça
de 3 heures, ce qui ne laisse que peu de temps pour une première
partie décente, c'est à dire non bâclée
ou précipitée. Dans le documentaire Blood
Brothers, Springsteen explique à propos de la chanson
Secret Garden qu'il s'agit d'un
"narratif qui va du point A au point B", et que
tout ce qui peut risquer de divertir l'auditeur de ce narratif
(en l'occurence un overdub de cordes réalisé au
synthé par David Gahr) devrait être écarté.
D'une façon similaire, on pourrait considérer (et
Springsteen s'est déjà exprimé sur ce sujet),
que ses concerts racontent une histoire, dont le choix et l'ordre
des chansons ne laisse rien au hasard. Une première partie
pourrait donc effectivement risquer de divertir le public, de
l'emmener là où Springsteen ne le souhaite pas avant
son propre show. Aussi, comme vous le soulignez, l'intensité
et la puissance des concerts de Springsteen ne pourraient, dans
une inévitable comparaison, qu'affaiblir la sensation laissée
par tout artiste ou groupe en première partie. Il n'y a
donc aucune réelle stratégie à y voir de
la part du Boss, si ce n'est celle de respecter les artistes quelle
que soit leur notoriété, et ne pas les prendre pour
des faire-valoirs ou des amuse-bouches, ce dont Springsteen n'a
de toute façon nullement besoin. Pour mémoire, on
peut se rappeler les concerts de charité de 1993 au Madison
Square Garden, dans lesquels Springsteen partageait l'affiche
avec Terence Trent D'Arby (il ne s'agissait même pas d'une
première partie, en plus). Le public avait tellement hué
Trent d'Arby, ne supportant manifestement pas de le voir aux côtés
de Springsteen, que ce dernier avait dû intervenir sèchement
et rappeler son public à l'ordre. Autre exemple, la tournée
Amnesty de 1989, au cours de laquelle B.S. passait en dernier,
en vedette américaine, précédé s'il
vous plait par Sting, Peter Gabriel, Tracy Chapman et Youssou
N'Dour. Il n'empêche, le public marquait systématiquement
une énorme emphase à chaque venue sur scène
de Springsteen, attitude qui, bien que flatteuse, embarassait
le chanteur, un peu comme si les 6 heures de concert qui précédaient
le passage de Springsteen n'étaient qu'une longue première
partie. Peut-être est-ce un peu exagéré, mais
c'est le souvenir que j'en ai, et la vidéo du concert de
Buenos Aires qui a clôturé cette fameuse tournée
ne devrait pas le démentir. Dix ans plus tard, c'est en
ouverture de show que Springsteen s'est produit à Bercy,
pour le concert d'Amnesty international célébrant
le cinquantenaire de la déclaration universelle des droits
de l'homme.
En revanche, s'il s'agit d'aider un jeune artiste, comme
vous l'évoquez, Springsteen est tout disposé
(et l'a fait à de nombreuses reprises) soit à
participer à l'enregistrement d'un morceau sur le
disque d'un artiste jeune ou seulement méconnu (Marah,
Grushecky...) soit à les faire monter sur scène
avec lui (Marah, Jesse Malin, ...). Cela suffit en général
à attirer l'attention des fans qui ne manquent pas
ensuite de se procurer les disques où Springsteen
apparaît, puis, le cas échéant, ceux
de ce groupe, même si Springsteen n'y apparaît
plus. C'est ainsi (entre autres) qu'il exprime sa générosité
"artistique" et son "pouvoir" de suggestion
et d'aide. Sur ce même sujet, Southside Johnny m'avait
répondu en interview pour Crossroads avec beaucoup
d'humour : " les petits jeunes ? Qu'ils aillent se
faire f....."